Histoire locale
cartes postales anciennes


 
le Général Foy
 
Maximilien Sébastien FOY nacquit à Ham le 3 février 1775, dans la maison familiale située en face de l'Hôtel de ville. (Une plaque rappelle cette date).

Ce futur général fut élevé chez les oratoriens de Soissons. Une vocation prononcée entraîna le jeune hamois vers la carrière des armes. Il entra à l'école militaire de La Fère, puis celle de Châlons sur Marne et fut reçu à seize ans comme lieutenant d'artillerie.

C'est à Jemmapes qu'il mérita les grades de lieutenant puis de capitaine d'artillerie. en 1794, il sera arrêté par Lebon à Cambrai pour avoir soutenu la cause libérale. sauvé par le 9 thermidor, Foy est nommé chef d'escadron, il n'a pas encore 20 ans et il est choisi comme aide de camp par le jeune Général Bonaparte.

Après de nouvelles victoires en Italie, la paix d'Amiens le rappelle en France. Malgrè son admiration pour les qualités guerrières de Bonaparte, Foy ne pouvait accorder son approbation au gouvernement. Son vote puritain le consigna comme simple Colonel pendant neuf années.

Nommé général en 1808, il participe aux guerres d'Espagne, et sera de nouveau blessé à Orthez. Aux cents jours, il alla combattre sous les ailes impériales. lors de la bataille de Waterloo, il reçut sa dix-septième blessure.

Dès 1815 commença une brillante carrière politique pour le Général Foy qui siègea durant sept sessions consécutives à la Chambre des Députés.

En 1819, il est candidat à la députation de l'Aisne, élu il siégera sur les bancs de l'opposition libérale. Il fut honoré d'une triple élection en 1823 pour les arrondissements de Vervins, Saint Quentin et Paris.

Il mit ses talents d'orateur pour défendre de nobles causes : la liberté de la presse, le droit des anciens combattants de l'armée napoléonienne, le respect de la constitution, le droit de pétition.

Pendant la dernière année où il siégea, le Général Foy continua avec toujours le même talent à défendre les libertés du citoyen. Ses pairs l'ont honoré en faisant ériger une statue dans les couloirs de l'assemblée.

Maximilien Sébastien Foy, enfant de Ham, Comte d'empire - général et Député est mort le 25 novembre 1825.

Une pompe éclatante environna les funérailles de l'orateur et du guerrier. les honneurs militaires lui furent rendus par un détachement de la garde Nationale, et comme il n'avait pas songé à enrichir sa famille, les députés du parti libéral mais aussi ses pairs ouvrirent une souscription en faveur de ses deux jeunes enfants.

Son cercueil fut porté par les jeunes libéraux Victor Hugo, Prosper Mérimée, Benjamin Constant, Casimir Perrier, David d'Angers.

Un tombeau fut élevé en 1831 au cimetière du Père Lachaise. Léon Vaudoyer en fut l'architecte, et David D'Angers sculpta la statue et les bas reliefs.

Citations de M.S. Foy - Tribune de la Chambre des Députés.
« Les sacrifices ne coûtent rien à ceux qui sont accoutumés à souffrir pour la patrie et appelés à mourir pour elle »
« Le titre de citoyen est le premier des titres d'honneur »
« La liberté est la jeunesse éternelle des nations »